La paradoxe de la douche froide

“Une douche froide ? Moi jamais !” C’est souvent la première réaction qu’engendre l’évocation de la douche écossaise. Mais aspersion d’eau froide, bain glacé ou roulade dans la neige… se frotter au froid a son intérêt, ce qui en fait une pratique courante dans de nombreux pays.

Par exemple, pourquoi pratique-t-on la douche froide après le sauna ?

Tout d’abord parce qu’après un passage au sauna, lorsque le corps est bien chaud, l’eau semble moins froide. En tout cas, elle refroidit moins vite la peau qui conserve une partie de sa chaleur.

Ensuite, l’application de froid après le chaud participe à la gymnastique cardio-vasculaire de tout le système. En atmosphère chaude et sèche, le sang est amené au niveau de la peau pour que de l’eau s’y évapore, provoquant le “refroidissement” du corps. Sous la douche ou dans un bain froid, le sang reflue vers les organes pour leur permettre de résister à l’agression. Ainsi, la masse sanguine va et vient entre la périphérie et l’intérieur sous le contrôle du cœur. Celui-ci ne force pas tant qu’il existe la possibilité d’évacuer la chaleur par la transpiration.

L’exposition au froid donne chaud

Paradoxe peut connu, le froid aide à acquérir une certaine résistance au stress, qu’il soit climatique, environnemental ou sociétal, par stimulation des surrénales. Sous l’effet du froid (un stress), le corps réagi en produisant une décharge d’adrénaline qui conduit à la combustion de graisse brune. Celle-ci, présente chez les nourrissons, est différente de la graisse blanche, car elle brûle les calories des lipides stockés dans cette dernière.

Outre la grimace et le souffle coupé, le passage sous une douche froide provoque le grand frisson. Celui-ci découle de la stimulation du système nerveux autonome – et des surrénales – qui contracte les muscles en vue de réchauffer le corps. Faire de l’exercice physique modérément et frissonner augmente la quantité de graisse brune dont l’intérêt, grâce à sa capacité thermogénique, est démontré contre le diabète et l’obésité.

Je suis vraiment trop frileux(se) pour supporter cela !

La capacité de chacun à pratiquer la douche froide dépend en grande partie de sa vitalité. Toute personne fatiguée, malade, dévitalisée perdra encore plus d’énergie à utiliser cette technique un peu drastique. Dans le cadre d’un programme de revitalisation, il est conseillé de pratiquer la douche froide progressivement, en l’associant avec du sommeil, une alimentation vitalogène, des massages… :

  • toujours APRÈS du chaud (bain, douche, sauna, hammam…)
  • commencer par du tiède, puis du frais, avant d’en arriver au froid (à étaler sur plusieurs fois)
  • appliquer d’abord sur le bas du corps, les jambes, le bassin (moins sensibles)
  • le but étant de stimuler les surrénales, il est bien d’arriver à doucher jusqu’aux reins (sous les côtes)

L’effet revitalisant ne sera effectif que si le corps ne souffre pas. Juste après la douche, il est important de ressentir une sensation de chaleur – les surrénales ont réagi en sécrétant de l’adrénaline et les graisses brunes produisent de l’énergie – mais à condition que cela ne soit pas un traumatisme ! Si l’idée même du froid n’est pas envisageable, si on a encore plus froid après ou si on est trop fatigué, alors il faudra attendre…

Lorsque la pratique est acquise et l’organisme suffisamment renforcé, l’application de froid peut prendre différentes formes :

  • douche au seau (en un coup)
  • bain froid, voire glacé (comme en Finlande)
  • friction avec de la glace
  • douche écossaise (chaud-froid-chaud-froid…)
  • enveloppement d’un drap froid

Petites astuces : Soyez brefs et économes, quelques secondes suffisent.
Finir sa douche quotidienne par du froid permet de ne pas grelotter en attrapant sa serviette !
Mais attention, les grands frileux préfèreront certainement finir par du chaud. Laissez-vous sentir…

 

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